Ce dimanche, je suis encore allé à un festival universitaire. Mais pas n'importe lequel, car cette fois-ci il s'agissait du festival de mon université. Mon festival à moi donc.
Une bonne occasion aussi de vous montrer les photos exclusives du campus de Komaba, celui où j'habite. J'ai déjà mis sur le blog des photos du campus où j'étudie ( Hongô), mais vous avez ici les premières images du campus qui me sert de maison. Priceless.
A part ça, le principe du festival universitaire n'a toujours pas changé depuis celui de Waseda : en extérieur on passe la plupart de son temps à manger, et à l'intérieur des bâtiments les salles de cours sont réquisitionnées pour toutes sortes d'activités diverses et variées.
Par contre comme le festival de Komaba n'est pas aussi célèbre que celui de Waseda, il y a moins d'effets spéciaux avec les écrans géants et tout et tout... L'université de Tokyo étant une université publique, elle a un peu plus de prestige, mais beaucoup moins de moyens.
Ca a des bons côtés quand même. Le festival attirant moins de monde, il est plus facile de s'y déplacer. Il n y avait pas une véritable marée humaine comme l'autre jour à Waseda. Et puis comme les gens sont plus désespérés de vendre leur nourriture, les prix sont aussi plus raisonnables qu'à Waseda.
Pour ce qui est des activités proposées dans les salles de cours, là aussi il y avait du lourd.
Nous avons d'abord été intrigués par une pancarte où était écrit "寮歌" (ryôka), qui signifie littéralement "chant de dortoir". Nous entrons donc pour savoir ce que peuvent bien être ces fameux "chants de dortoir". Pour les trois quarts des personnes présentes dans la salle, ce n'était que des vieux. Et ils étaient tous en train de chanter, effectivement. La personne assise à côté de moi (jeune, il y en avait quand même quelqu'uns) nous explique le but de ce rassemblement.
Avant la guerre, les étudiants à l'université de Tokyo ( qui s'appelait alors "université impériale de Tokyo) avaient l'obligation de vivre dans le dortoir de l'université. Toute cette communauté était soudée par les chants patriotiques qu'ils apprenaient à l'école, les fameux "chants de dortoir". Le système des dortoirs s'est arrêté après la guerre, mais les chants se sont perpétués encore pendant un certain temps. Ce n'est que vers les années soixante qu'ils ont commencé à tomber peu à peu dans l'oubli. Même si c'est dans une moindre mesure que la France, le Japon a en effet lui aussi connu une période de forte contestation sociale, à la mai 68.
Donc en somme, tous ce vieux étaient réunis ici pour chanter ensemble des airs patriotiques leur rappelant leur jeunesse... sympa.
Pour ce qui est des autres activités, les étudiants de l'université de Tokyo n'ont semble-t-il tenu à faire aucun effort pour changer leur réputation d'être les pires rats de bibliothèque de tout le Japon. Un petit café physique, pour parler de manière décontractée d'Einstein ou de Newton, ça vous tente??
A part le "café physique", il y avait aussi le "café Sangokushi"
"Sangokushi" désigne en japonais une période de l'histoire chinoise, située vers le 3ème siècle et traduite en français par "Période des Trois Royaumes".
Ci-dessous, une carte de la Chine à l'époque des Trois Royaumes, parce que l'ambiance a beau être décontractée, c'est quand même important de savoir exactement de quoi on parle.
Vers le troisième siècle, l'histoire du Japon, ça n'existait pas encore, ou du moins les gens ne faisent semble-t-il pas grand chose qui vaille vraiment la peine d'être transmis aux générations futures... Donc quand ils veulent faire de l'histoire très ancienne, les Japonais vont fouiner du côté de la Chine, de la même manière qu'en Europe on se tournerait plutôt vers la Grèce ou la Rome antique.
Autant un "café physique" ça me répugne complètement, je dois vous avouer que ça me tente bien de blablater sur les Trois Royaumes...
Enfin il faut dire que dans le café "Sangokushi" on ne fait pas que discuter, il est aussi possible d'essayer différents costumes Sangokushi. Admirez-moi donc ces trois grands seigneurs des Trois Royaumes. Lequel va réussir à écraser les deux autres pour unifier la Chine, à votre avis?
Et pour finir la chronologie complète de la période des Trois Royaumes, au cas où ça vous intéresserait...
Le festival de Komaba se poursuit encore lundi et mardi. Donc si je trouve d'autres trucs intéressants, je vous tiens au courant!
lundi 22 novembre 2010
dimanche 21 novembre 2010
Expresso ronronnant
Vu hier à Shimokitazawa : le cat café. Une invention bien tokyoïte. On entre et on s'y relaxe avec les chats.
Je dis vu, parce que malheureusement il était trop tard pour y rentrer quand nous sommes arrivés. C'est pas grave, on va revenir une prochaine fois, et en force. Il faut les faire trimer ces chats!
Je dis vu, parce que malheureusement il était trop tard pour y rentrer quand nous sommes arrivés. C'est pas grave, on va revenir une prochaine fois, et en force. Il faut les faire trimer ces chats!
samedi 20 novembre 2010
jeudi 18 novembre 2010
La Californie.
Je vous ai déjà parlé de mon cours de diplomatie du vendredi, où on rejoue certains évènements historiques ou contemporains intervenus en Asie. Cette semaine, le thème de la séance est le traité de San Francisco.
Datant de 1951, le traité de San Francisco officialise la paix entre le Japon et ses anciens ennemis de la seconde guerre mondiale. Il met ainsi un terme à l'occupation de l'archipel par les Américains, en même temps qu'il entérine l'appartenance du Japon au camp occidental.
Vous l'aurez compris, il s'agit d'un traité capital dans l'histoire contemporaine du Japon. Etant donné que dans ce cours je fais partie de la délégation japonaise, je me dois donc de préparer cette séance avec une attention toute particulière.
Et comme je n'ai pas voulu faire les choses à moitié, afin de mieux me mettre dans la peau des responsables politiques japonais de l'époque, je me suis rendu à San Francisco, à l'endroit même où a été signé le traité de paix. Et je vous y emmène de ce pas!
Alors vous êtes prêt? C'est parti pour un tour à San Francisco!
L'opera house, où se sont retrouvées les délégations de 52 pays ( mais seulement quatre seront représentés dans le cours) afin de négocier la paix avec le Japon.
Et à partir de l'opera house, il suffit de se retourner pour se retrouver face à face avec la mairie de San Francisco. C'est vrai que les Japonais copient beaucoup sur Paris ou sur Londres, mais franchement les Américains sont pas mal non plus dans leur genre. Ce monument est quasiment la copie conforme de l'hôtel des Invalides à Paris.
Et on ne peut parler de San Francisco sans un tour sur son fameux pont du Golden Gate...
Voilà, j'espère que cette visite éclair à San Francisco vous a plu. Il faut vite que je retourne au Japon, j'ai quand même une présentation à préparer pour demain.
Datant de 1951, le traité de San Francisco officialise la paix entre le Japon et ses anciens ennemis de la seconde guerre mondiale. Il met ainsi un terme à l'occupation de l'archipel par les Américains, en même temps qu'il entérine l'appartenance du Japon au camp occidental.
Vous l'aurez compris, il s'agit d'un traité capital dans l'histoire contemporaine du Japon. Etant donné que dans ce cours je fais partie de la délégation japonaise, je me dois donc de préparer cette séance avec une attention toute particulière.
Et comme je n'ai pas voulu faire les choses à moitié, afin de mieux me mettre dans la peau des responsables politiques japonais de l'époque, je me suis rendu à San Francisco, à l'endroit même où a été signé le traité de paix. Et je vous y emmène de ce pas!
Alors vous êtes prêt? C'est parti pour un tour à San Francisco!
L'opera house, où se sont retrouvées les délégations de 52 pays ( mais seulement quatre seront représentés dans le cours) afin de négocier la paix avec le Japon.
Et à partir de l'opera house, il suffit de se retourner pour se retrouver face à face avec la mairie de San Francisco. C'est vrai que les Japonais copient beaucoup sur Paris ou sur Londres, mais franchement les Américains sont pas mal non plus dans leur genre. Ce monument est quasiment la copie conforme de l'hôtel des Invalides à Paris.
Et on ne peut parler de San Francisco sans un tour sur son fameux pont du Golden Gate...
Voilà, j'espère que cette visite éclair à San Francisco vous a plu. Il faut vite que je retourne au Japon, j'ai quand même une présentation à préparer pour demain.
mercredi 17 novembre 2010
C'est toujours ça de fait...
Me voilà débarrassé d'un gros boulet. Hier a finalement eu lieu ma présentation dans le cours tout pourri dont je vous ai déjà parlé la semaine dernière. Il a donc fallu réimprimer 30 exemplaires de mon script pour donner la version corrigée à tous les élèves, avant de faire la présentation orale.
En fait on était à trois sur l'analyse d'un seul chapitre, et comme je passais pas en premier j'ai pu éviter la grosse rafale de questions. Donc je me plains pas pour cette fois-ci, mais n'empêche que j'espère que la façon dont le cours est organisé va changer pour les prochaines fois. Le chapitre dont nous étions chargés ( ça paraît déjà si loin...) était consacré à la charte des Nations Unies. Il était question de savoir si la charte de l'ONU pouvait être considérée comme une sorte de constitution internationale. Il y avait donc matière à un débat de fond sur des questions vraiment intéressantes, par exemple sur la façon dont l'ONU peut ou doit évoluer. Au lieu de ça, pratiquement toute la discussion a été passée à essayer de voir quelles étaient les intentions de l'auteur en employant tel ou tel terme. En disant "En revanche", voulait-il signifier une opposition réellement centrale, ou s'agissait-il de quelque chose de plus mineur? 'fin voilà, ce genre de chose...
Comme je l'ai dit la dernière fois, le professeur n'intervient que très peu dans le cours. La discussion est menée par 2 ou 3 élèves doctorants qui se livrent à une espèce d'exégèse du texte, et du coup le cours devient complètement inutile pour le reste de la classe. J'aurais volontiers discuté de toutes les questions soulevées par le texte, mais franchement m'amuser à essayer de décrypter toutes les intentions de l'auteur, c'est pas vraiment mon truc. C'est pas la Bible quand même...
Le prof n'intervient sans doute pas parce qu'il est trop ravi que quelques élèves fassent le cours à sa place, mais franchement si il se sentait une vocation pédagogique quelconque, il pourrait quand même essayer de recentrer le débat sur des thèmes accessibles au plus grand monde. Enfin j'ai l'impression que c'est pas trop l'esprit à Todai en général. Une fois que quelqu'un a élevé la discussion, impossible de revenir un cran en dessous. Personne n'ose, ça donne trop l'air bête. Du coup ça part tout de suite dans des considérations très compliquées sur des éléments finalement pas très importants. Et pendant tout ce temps la grande partie de la classe se tait, parce qu'il vaut toujours mieux ça que de faire l'aveu de son incompréhension.
Enfin bon, maintenant que j'ai fini ce gros travail, j'ai toujours la consolation de m'être acquitté de pratiquement toutes mes obligations pour ce cours. Pour les autres séances, je n'aurai qu'à observer tranquillement dans mon coin ce très bel échantillon de monstruosités académiques produites par le système éducatif japonais.
En fait on était à trois sur l'analyse d'un seul chapitre, et comme je passais pas en premier j'ai pu éviter la grosse rafale de questions. Donc je me plains pas pour cette fois-ci, mais n'empêche que j'espère que la façon dont le cours est organisé va changer pour les prochaines fois. Le chapitre dont nous étions chargés ( ça paraît déjà si loin...) était consacré à la charte des Nations Unies. Il était question de savoir si la charte de l'ONU pouvait être considérée comme une sorte de constitution internationale. Il y avait donc matière à un débat de fond sur des questions vraiment intéressantes, par exemple sur la façon dont l'ONU peut ou doit évoluer. Au lieu de ça, pratiquement toute la discussion a été passée à essayer de voir quelles étaient les intentions de l'auteur en employant tel ou tel terme. En disant "En revanche", voulait-il signifier une opposition réellement centrale, ou s'agissait-il de quelque chose de plus mineur? 'fin voilà, ce genre de chose...
Comme je l'ai dit la dernière fois, le professeur n'intervient que très peu dans le cours. La discussion est menée par 2 ou 3 élèves doctorants qui se livrent à une espèce d'exégèse du texte, et du coup le cours devient complètement inutile pour le reste de la classe. J'aurais volontiers discuté de toutes les questions soulevées par le texte, mais franchement m'amuser à essayer de décrypter toutes les intentions de l'auteur, c'est pas vraiment mon truc. C'est pas la Bible quand même...
Le prof n'intervient sans doute pas parce qu'il est trop ravi que quelques élèves fassent le cours à sa place, mais franchement si il se sentait une vocation pédagogique quelconque, il pourrait quand même essayer de recentrer le débat sur des thèmes accessibles au plus grand monde. Enfin j'ai l'impression que c'est pas trop l'esprit à Todai en général. Une fois que quelqu'un a élevé la discussion, impossible de revenir un cran en dessous. Personne n'ose, ça donne trop l'air bête. Du coup ça part tout de suite dans des considérations très compliquées sur des éléments finalement pas très importants. Et pendant tout ce temps la grande partie de la classe se tait, parce qu'il vaut toujours mieux ça que de faire l'aveu de son incompréhension.
Enfin bon, maintenant que j'ai fini ce gros travail, j'ai toujours la consolation de m'être acquitté de pratiquement toutes mes obligations pour ce cours. Pour les autres séances, je n'aurai qu'à observer tranquillement dans mon coin ce très bel échantillon de monstruosités académiques produites par le système éducatif japonais.
mardi 16 novembre 2010
La conquête de l'Est.
Ce week-end, avec un ami japonais rencontré à Paris et maintenant de retour à Tokyo, nous avons fait une excursion dans Tokyo, programmée de longue date. L'objet de la visite, les "saikaihatsuchi", terme que l'on pourrait traduire en français par "aires de redynamisation urbaine". A Tokyo, il existe une disparité assez importante entre l'Est et l'Ouest, que le gouvernement comme les autorités locales sont actuellement en train d'essayer de résorber. Dimanche, nous sommes donc allés faire un tour dans cet Est un peu plus défavorisé. ( avec toute la relativité que peut avoir ce terme dans un pays comme le Japon. On est quand même très loin des favelas de Rio ou même, plus proche de nous, des grands ensembles des banlieues...). Je ne sais plus quand exactement nous avons programmé cette visite. Je crois que ça doit dater du mois de février ou mars, quand nous étions partis faire un tour à la Défense et que nous avons vu ces tours en construction...
Pour revenir au sujet qui nous intéresse, la disparité Est/ Ouest à Tokyo. Il n'a bien sûr jamais existé de "mur de Tokyo" pendant la guerre froide, mais quand on voit la façon dont s'est développée cette ville après la seconde guerre mondiale, on pourrait presque se demander si Tokyo n'a pas connu le même sort que Berlin.
L'Ouest, resté longtemps un peu plus campagnard, s'est métamorphosé en l'endroit le plus dynamique de la ville en l'espace d'une cinquantaine d'années. C'est dans ses quartiers modernes de Shibuya et de Shinjuku, transformés en de véritables paradis de la société de consommation, que tout se passe aujourd'hui.
L'Est en revanche n'a pas vraiment connu cette folie des néons et des grandes tours. Tout y est resté un peu plus vieillot, un peu plus tristounet. L'objectif de la visite, c'était donc d'aller faire un tour parmi certains quartiers très emblématiques de ce recul de l'est, et d'aller voir quels y sont les projets de redynamisation urbaine actuellement en cours.
Arrivée à la gare de Minami-senjû, située quasi à l'extremité nord-est de Tokyo. Décor apocalyptique.
Une rue typique de ces vieux quartiers. Des couleurs un peu plus fades qu'ailleurs, mais une vaine tentative d'égayer le tout par de misérables décorations automnales, qui ne font qu'ajouter à l'atmosphère sordide du lieu.
Exemple d'embellissement : on essaie de faire une belle avenue pleine de verdure à côté des vieilles usines. C'est vrai que le résultat est assez joli, mais est-ce que toute cette gaieté ne va pas s'en aller d'un seul coup une fois l'automne définitivement terminé...
Et de l'autre côté de l'avenue, un joli centre commercial.
Par contre, faudrait voir à pas trop virer dans l'optimisme pour le nom de la rue...
Nous nous dirigeons ensuite vers le phare de la redynamisation de l'est : la Tokyo Sky Tree, dont vous avez déjà eu un aperçu hier.
On peut pas dire, ils ont bien choisi leur endroit paumé pour construire leur nouvelle tour. La tour surgit littéralement des maisons environnantes. Je sais pas si après ils comptent faire une sorte de champs de Mars autour, mais je crois qu'ils vont avoir pas mal de problèmes dans leur tentative de revaloriser le site.
Il ne suffit sans doute pas d'une belle tour pour redonner vie à un quartier, mais on peut quand même espérer que ce projet aura un effet incitatif. Il y a vraiment du boulot en tout cas. Je suis bien curieux ( mais pas pressé ) de voir à quoi l'est de Tokyo ressemblera d'ici une dizaine d'années.
Pour revenir au sujet qui nous intéresse, la disparité Est/ Ouest à Tokyo. Il n'a bien sûr jamais existé de "mur de Tokyo" pendant la guerre froide, mais quand on voit la façon dont s'est développée cette ville après la seconde guerre mondiale, on pourrait presque se demander si Tokyo n'a pas connu le même sort que Berlin.
L'Ouest, resté longtemps un peu plus campagnard, s'est métamorphosé en l'endroit le plus dynamique de la ville en l'espace d'une cinquantaine d'années. C'est dans ses quartiers modernes de Shibuya et de Shinjuku, transformés en de véritables paradis de la société de consommation, que tout se passe aujourd'hui.
L'Est en revanche n'a pas vraiment connu cette folie des néons et des grandes tours. Tout y est resté un peu plus vieillot, un peu plus tristounet. L'objectif de la visite, c'était donc d'aller faire un tour parmi certains quartiers très emblématiques de ce recul de l'est, et d'aller voir quels y sont les projets de redynamisation urbaine actuellement en cours.
Arrivée à la gare de Minami-senjû, située quasi à l'extremité nord-est de Tokyo. Décor apocalyptique.
Une rue typique de ces vieux quartiers. Des couleurs un peu plus fades qu'ailleurs, mais une vaine tentative d'égayer le tout par de misérables décorations automnales, qui ne font qu'ajouter à l'atmosphère sordide du lieu.
Exemple d'embellissement : on essaie de faire une belle avenue pleine de verdure à côté des vieilles usines. C'est vrai que le résultat est assez joli, mais est-ce que toute cette gaieté ne va pas s'en aller d'un seul coup une fois l'automne définitivement terminé...
Et de l'autre côté de l'avenue, un joli centre commercial.
Par contre, faudrait voir à pas trop virer dans l'optimisme pour le nom de la rue...
Nous nous dirigeons ensuite vers le phare de la redynamisation de l'est : la Tokyo Sky Tree, dont vous avez déjà eu un aperçu hier.
On peut pas dire, ils ont bien choisi leur endroit paumé pour construire leur nouvelle tour. La tour surgit littéralement des maisons environnantes. Je sais pas si après ils comptent faire une sorte de champs de Mars autour, mais je crois qu'ils vont avoir pas mal de problèmes dans leur tentative de revaloriser le site.
Il ne suffit sans doute pas d'une belle tour pour redonner vie à un quartier, mais on peut quand même espérer que ce projet aura un effet incitatif. Il y a vraiment du boulot en tout cas. Je suis bien curieux ( mais pas pressé ) de voir à quoi l'est de Tokyo ressemblera d'ici une dizaine d'années.
lundi 15 novembre 2010
497 mètres
Je vous prépare un article sur mon périple d'hier dans l'est de Tokyo, mais en attendant, voici quelques images de la Tokyo Sky Tree pour vous faire patienter... Culminant aujourd'hui à 497 mètres, pour une hauteur totale prévue de 634 mètres. Allez, courage!
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