C'est le nombre de pas qu'affiche mon podomètre en cette fin de journée... Je l'ai testé pour la première fois aujourd'hui. Pas mal quand même non? Pour une journée qui n'était pas spécialement consacrée à la marche à pied dans Tokyo.
Enfin, il faut avouer que j'ai quand même fait pas mal de détours aujourd'hui. D'abord il y a eu le passage par le campus de Komaba pour le cours de diplomatie française ( qui va devenir habituel je pense). Ensuite, je suis allé au campus de Hongô pour mon cours sur la politique anglaise. En fin d'après-midi, petit détour par Shibuya pour y aller voir un film avec des amis de la résidence universitaire de Komaba.
L'occasion pour moi de vous montrer quelques images de Shibuya. Au passage, je vous remets mon plan des alentours, parce que je le trouve très bien fait.
Le film qu'on est allé voir, c'est un film d'animation du nom de "red line". Les graphismes étaient vraiment magnifiques, mais l'histoire pas terrible. En fait l'histoire était surtout prétexte à une débauche de scènes d'action en tout genre. A la base, c'est juste une histoire de courses de voiture dans le futur. Mais à ça vient se greffer un méchant dictateur venu de la planète "Roboland", qui en gros veut changer tout l'univers en un régime de type nord-coréen. Du coup, il veut tout faire pour éradiquer les courses de bolides qui sont une distraction mal venue... Voilà pour le scénario qui tient sur un ticket de métro, et qui permet de faire des belles scènes de course, et de faire intervenir sur le circuit des méchants monstres perturbateurs, venus de la planète Roboland... Donc voilà, un film qui fait vroum vroum, et avec des explosions de partout...
a la prochaine!
jeudi 14 octobre 2010
mercredi 13 octobre 2010
Mangeons un oesophage!
Hier, je vous ai conté comment j'ai retrouvé par hasard en plein coeur de Tokyo mon Kansai chéri. L'histoire ne s'arrête pas là, puisqu'après après m'être remémoré plein de souvenirs de Nara et de Shimane, je suis tombé sur ça :
Juste en face, de l'autre côté de la rue, il y a le magasin "Mitsukoshi" qui organise une french fair...Mitsukoshi, c'est l'un des grands noms du luxe japonais.
A première vue, un évènement sur la France organisé par un magasin de luxe, ça ne me dit rien du tout. Après tout Paris symbolise bien le luxe et la mode, donc dans un magasin comme Mitsukoshi, des "french fair" il doit y en avoir des douzaines par an. Peu de chance que je me reconnaisse dans cet étalage de paillettes, donc mieux vaut passer mon chemin...
Mais attenez un moment, je regarde un peu les vitrines de loin, et je tente de déchiffrer ce qui y est écrit... Se pourrait-il que??!! Non, ce n'est quand même pas possible, pas dans un magasin aussi prestigieux que Mistukoshi...

Et pourtant si!! je suis tombé sur un magnifique nid de franponais!!! Enfin à ce niveau ce n'est même plus un nid, mais une pépinière...
Dégustez bien, c'est du franponais 24 carats, made in Mitsukoshi.
Non merci, pour moi ce sera plutôt une trachée...
bon zzz à vous aussi, et à bientôt!
Juste en face, de l'autre côté de la rue, il y a le magasin "Mitsukoshi" qui organise une french fair...Mitsukoshi, c'est l'un des grands noms du luxe japonais.
A première vue, un évènement sur la France organisé par un magasin de luxe, ça ne me dit rien du tout. Après tout Paris symbolise bien le luxe et la mode, donc dans un magasin comme Mitsukoshi, des "french fair" il doit y en avoir des douzaines par an. Peu de chance que je me reconnaisse dans cet étalage de paillettes, donc mieux vaut passer mon chemin...
Mais attenez un moment, je regarde un peu les vitrines de loin, et je tente de déchiffrer ce qui y est écrit... Se pourrait-il que??!! Non, ce n'est quand même pas possible, pas dans un magasin aussi prestigieux que Mistukoshi...
Et pourtant si!! je suis tombé sur un magnifique nid de franponais!!! Enfin à ce niveau ce n'est même plus un nid, mais une pépinière...
Dégustez bien, c'est du franponais 24 carats, made in Mitsukoshi.
Non merci, pour moi ce sera plutôt une trachée...
bon zzz à vous aussi, et à bientôt!
lundi 11 octobre 2010
Il va y avoir du sport, mais moi...
Aujourd'hui c'est jour férié! Jour du sport, paraît-il... Ils ont quand même des drôles de jours fériés les Japonais, il y a une dizaine de jours c'était la journée des vieux.
Je n'avais rien de particulier à faire en ce lundi férié. Je n'allais tout de même pas me mettre à faire du sport, mais comme il a fait aujourd'hui un temps magnifique, ça aurait été dommage de ne pas aller se dégourdir un peu les jambes dans Tokyo.
Destination le parc du palais impérial. Le plus grand espace vert de la capitale, qui occupe le centre de la ville.
On constate que certaines personnes ont effectivement décidé de suivre le mot d'ordre, pour consacrer leur journée à des activités physiques. Grand bien leur fasse.
N'empêche que, comme on peut le voir sur la photo suivante, les Japonais sont comme tous les peuples du monde. Journée du sport ou pas journée du sport, jour férié = jour de flemme.
Tout ne s'arrête pas de fonctionner comme un jour férié à la française, mais la ville semble quand même marcher un peu au ralenti, comparé à son rythme habituel. Je poursuis mon excursion dans la ville.
Arrivée au pont "Nihonbashi", que j'avais déjà présenté dans mon blog précédent. C'est un pont chargé d'histoire, qui a longtemps servi de kilomètre zéro, pour calculer toutes les distances à partir de Tokyo ( peut-être qu'il a encore cette fonction aujourd'hui, mais pas sûr...). Sauf que comme vous pouvez le voir, une magnifique autoroute passe aujourd'hui au dessus du pont. Un peu comme si on avait construit une gare juste sur le parvis de Notre-Dame...
Bon, je sais pas vous, mais moi ces gratte-ciels et ces autoroutes qui traversent la ville sans aucune gêne, ça m'a donné la tête qui tourne... Vite, il faut que je me raccroche à quelque chose de connu...
Et là, à quelques mètres du "Nihonbashi", voyez sur quoi je tombe :
La photo ne vous cause pas? Peut-être qu'il faut une petite explication... Le bâtiment que vous avez devant vous est une sorte d'office du tourisme dédié entièrement à Nara, une ville de l'Ouest du Japon située à quelques kilomètres de Kyoto. C'est donc une ville que je connais très bien, pour y être allé de nombreuses fois en train ou à vélo, et pour en avoir longuement parcouru les multiples trésors. A nostalgie, quand tu nous tiens... Vite, je file faire un tour!
Au passage, il doit sans doute y avoir un ou plusieurs articles consacrés à Nara dans mon ancien blog, mais là je vous avoue que j'ai un peu la flemme de chercher... ( ben ouais, faut pas oublier que c'est jour férié...)
Ca, c'est une copie taille réelle de la main d'une immense statue de Bouddha, que l'on peut voir à Nara. Je pense que ça devrait rappeler des souvenirs à mes parents...
Et avant de poursuivre le récit de ma trépidante journée, j'aimerais vous poser une petite devinette : Savez-vous comment faire se soulever le peuple japonais?
En lui imposant de côtiser deux années supplémentaires pour obtenir ses retraites peut-être?
Il existe certes des pays où il n'en faut pas tant pour provoquer grèves et blocages, mais les Japonais encaissent en général sans broncher tout ce que leur gouvernement peut leur envoyer à la figure. Il est même peu exagéré de dire qu'il s'agit d'un peuple apolitique. Par contre, si vous voulez vraiment les mettre en colère, il existe bien un moyen. La solution est dans la photo juste en dessous :
...
...
Laissez-moi vous présenter Sento-kun. Sento-kun est la mascotte de la ville de Nara. Je ne sais pas comment vous la trouvez, mais la plupart des Japonais pensent qu'elle est très laide. La laideur de Sento-kun a été à l'origine d'un mouvement citoyen tel qu'on en voit rarement au Japon : Comment la ville de Nara a-t-elle pu choisir une mascotte aussi laide de manière si arbitraire, sans avoir recours à une consultation populaire?
Il y a eu formation d'un comité dissident qui a crée une mascotte alternative, plus représentative des citoyens de Nara... Et la guéguerre entre la municipalité de Nara et le comité dissident a ainsi duré pendant un certain temps.
Voilà, vous savez donc tout de Sento-kun, connu à travers tout le Japon comme la plus polémique de toutes les mascottes...
Juste à côté de l'office du tourisme de Nara, je tombe sur un office du tourisme pour Shimane. Shimane est une autre préfecture dans l'Ouest du Japon. Quand j'habitais à Kyoto il y a deux ans, c'est là que j'ai fait mon dernier voyage, juste avant de rentrer en France. Oulala, encore un endroit qui rappelle bien des souvenirs...
De ces deux endroits, je rapporte des tonnes de brochures et d'affiches, pour décorer ma chambre aux couleurs de l'ouest du Japon... Ben ouais si en France je suis un ch'tit gars de ch'nord, au Japon c'est plutôt en direction de l'ouest que mon coeur bat...
Ma chambre est donc actuellement décorée de tonnes d'affiches de Nara, Kyoto ou Shimane, mais strictement rien sur la Picardie... Je compte donc sur vous pour m'envoyer vos cartes postales bovines!
Je n'avais rien de particulier à faire en ce lundi férié. Je n'allais tout de même pas me mettre à faire du sport, mais comme il a fait aujourd'hui un temps magnifique, ça aurait été dommage de ne pas aller se dégourdir un peu les jambes dans Tokyo.
Destination le parc du palais impérial. Le plus grand espace vert de la capitale, qui occupe le centre de la ville.
On constate que certaines personnes ont effectivement décidé de suivre le mot d'ordre, pour consacrer leur journée à des activités physiques. Grand bien leur fasse.
N'empêche que, comme on peut le voir sur la photo suivante, les Japonais sont comme tous les peuples du monde. Journée du sport ou pas journée du sport, jour férié = jour de flemme.
Tout ne s'arrête pas de fonctionner comme un jour férié à la française, mais la ville semble quand même marcher un peu au ralenti, comparé à son rythme habituel. Je poursuis mon excursion dans la ville.
Arrivée au pont "Nihonbashi", que j'avais déjà présenté dans mon blog précédent. C'est un pont chargé d'histoire, qui a longtemps servi de kilomètre zéro, pour calculer toutes les distances à partir de Tokyo ( peut-être qu'il a encore cette fonction aujourd'hui, mais pas sûr...). Sauf que comme vous pouvez le voir, une magnifique autoroute passe aujourd'hui au dessus du pont. Un peu comme si on avait construit une gare juste sur le parvis de Notre-Dame...
Bon, je sais pas vous, mais moi ces gratte-ciels et ces autoroutes qui traversent la ville sans aucune gêne, ça m'a donné la tête qui tourne... Vite, il faut que je me raccroche à quelque chose de connu...
Et là, à quelques mètres du "Nihonbashi", voyez sur quoi je tombe :
La photo ne vous cause pas? Peut-être qu'il faut une petite explication... Le bâtiment que vous avez devant vous est une sorte d'office du tourisme dédié entièrement à Nara, une ville de l'Ouest du Japon située à quelques kilomètres de Kyoto. C'est donc une ville que je connais très bien, pour y être allé de nombreuses fois en train ou à vélo, et pour en avoir longuement parcouru les multiples trésors. A nostalgie, quand tu nous tiens... Vite, je file faire un tour!
Au passage, il doit sans doute y avoir un ou plusieurs articles consacrés à Nara dans mon ancien blog, mais là je vous avoue que j'ai un peu la flemme de chercher... ( ben ouais, faut pas oublier que c'est jour férié...)
Ca, c'est une copie taille réelle de la main d'une immense statue de Bouddha, que l'on peut voir à Nara. Je pense que ça devrait rappeler des souvenirs à mes parents...
Et avant de poursuivre le récit de ma trépidante journée, j'aimerais vous poser une petite devinette : Savez-vous comment faire se soulever le peuple japonais?
En lui imposant de côtiser deux années supplémentaires pour obtenir ses retraites peut-être?
Il existe certes des pays où il n'en faut pas tant pour provoquer grèves et blocages, mais les Japonais encaissent en général sans broncher tout ce que leur gouvernement peut leur envoyer à la figure. Il est même peu exagéré de dire qu'il s'agit d'un peuple apolitique. Par contre, si vous voulez vraiment les mettre en colère, il existe bien un moyen. La solution est dans la photo juste en dessous :
...
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Laissez-moi vous présenter Sento-kun. Sento-kun est la mascotte de la ville de Nara. Je ne sais pas comment vous la trouvez, mais la plupart des Japonais pensent qu'elle est très laide. La laideur de Sento-kun a été à l'origine d'un mouvement citoyen tel qu'on en voit rarement au Japon : Comment la ville de Nara a-t-elle pu choisir une mascotte aussi laide de manière si arbitraire, sans avoir recours à une consultation populaire?
Il y a eu formation d'un comité dissident qui a crée une mascotte alternative, plus représentative des citoyens de Nara... Et la guéguerre entre la municipalité de Nara et le comité dissident a ainsi duré pendant un certain temps.
Voilà, vous savez donc tout de Sento-kun, connu à travers tout le Japon comme la plus polémique de toutes les mascottes...
Juste à côté de l'office du tourisme de Nara, je tombe sur un office du tourisme pour Shimane. Shimane est une autre préfecture dans l'Ouest du Japon. Quand j'habitais à Kyoto il y a deux ans, c'est là que j'ai fait mon dernier voyage, juste avant de rentrer en France. Oulala, encore un endroit qui rappelle bien des souvenirs...
De ces deux endroits, je rapporte des tonnes de brochures et d'affiches, pour décorer ma chambre aux couleurs de l'ouest du Japon... Ben ouais si en France je suis un ch'tit gars de ch'nord, au Japon c'est plutôt en direction de l'ouest que mon coeur bat...
Ma chambre est donc actuellement décorée de tonnes d'affiches de Nara, Kyoto ou Shimane, mais strictement rien sur la Picardie... Je compte donc sur vous pour m'envoyer vos cartes postales bovines!
dimanche 10 octobre 2010
Le long de la ligne Inokashira...
Aujourd'hui, je suis de nouveau allé faire un tour dans les endroits situés près de chez moi. Comme un petit schéma vaut mieux qu'un long discours, je vous montre tout de suite un plan réalisé par mes soins, qui montre un peu ce qu'il y a autour de chez moi...
Hier, je suis allé faire un tour du côté du parc Yoyogi ( le truc vert en haut du schéma). Aujourd'hui, je suis allé du côté de Shimokitazawa ( tout à gauche sur le plan). Comme vous le voyez, j'habite vraiment à côté de la ligne Inokashira. ( Inokashira, ce sont les enfoirés qui n'ont pas voulu me donner de réduc pour la carte de transport, sous prétexte que je ne suis qu'un étudiant en échange... Du coup je me suis rabattu sur la ligne Chiyoda ( visible aussi sur le plan), et finalement c'est très bien comme ça!
Bon bon je m'emporte, revenons à nos moutons. En prenant la ligne Inokashira, à deux stations de chez moi, il y a le quartier de Shibuya ( tout à droite).
Shibuya, c'est l'un des centres de Tokyo. A vrai dire, à Tokyo ce n'est qu'un "centre" parmi tant d'autres, mais ça aurait très bien pu être le centre de n'importe quelle capitale européenne... C'est plein de buildings et c'est constamment animé. Vous avez forcément vu des images de Shibuya dans des reportages sur le Japon. Son grand passage piéton, où toutes les trois minutes on assiste au ballet de centaines de gens qui se croisent sans jamais se toucher, est très prisé par les journalistes à la recherche de clichés sur le Japon ( c'est à dire en gros tous les journalistes...).
Donc voilà, Shibuya c'est bien pour se redonner de temps en temps des frissons tokyoïtes. Du genre "ouah le monde!!", ou encore "toutes ces enseignes, ça brille de partout!!". Mais franchement, je ne pense pas que c'est l'endroit auquel je vais penser instinctivement quand je chercherai vraiment quelque chose.
A Shibuya, il y a certes de tout, mais le problème c'est que tout y existe en de multiples exemplaires. Rien que pour les magasins d'électronique par exemple, chacune des trois enseignes principales du Japon y possède un centre commercial d'au moins cinq étages. Même chose pour les fringues, ou tout ce que vous pouvez imaginer d'autre. Donc au final, si on ne connait pas l'endroit par coeur, on finit toujours par chercher pendant des heures pour le moindre petit truc.
Je vous montrerai des photos de Shibuya une prochaine fois. Pour l'heure, je vais vous montrer des photos de l'endroit où je suis allé aujourd'hui : Shimokitazawa. Comme vous pouvez le voir sur le plan, c'est toujours à deux stations de "Todai-mae", mais cette fois-ci dans l'autre sens ( tout à gauche sur le plan).
J'y suis allé à pied, en longeant la ligne Inokashira... ça prend environ vingt minutes.
A Shimokitazawa aussi il y a tout ce qu'il faut, sauf que comme c'est plus petit que Shibuya on s'y retrouve beaucoup plus facilement.
J'ai profité de cette promenade pour m'acheter aussi quelques trucs que j'ai oubliés hier.
Et pour finir, je vous montre une belle image de Tokyo vue depuis ma chambre :
Sympa la vue, non?
Bonne journée à vous!
Hier, je suis allé faire un tour du côté du parc Yoyogi ( le truc vert en haut du schéma). Aujourd'hui, je suis allé du côté de Shimokitazawa ( tout à gauche sur le plan). Comme vous le voyez, j'habite vraiment à côté de la ligne Inokashira. ( Inokashira, ce sont les enfoirés qui n'ont pas voulu me donner de réduc pour la carte de transport, sous prétexte que je ne suis qu'un étudiant en échange... Du coup je me suis rabattu sur la ligne Chiyoda ( visible aussi sur le plan), et finalement c'est très bien comme ça!
Bon bon je m'emporte, revenons à nos moutons. En prenant la ligne Inokashira, à deux stations de chez moi, il y a le quartier de Shibuya ( tout à droite).
Shibuya, c'est l'un des centres de Tokyo. A vrai dire, à Tokyo ce n'est qu'un "centre" parmi tant d'autres, mais ça aurait très bien pu être le centre de n'importe quelle capitale européenne... C'est plein de buildings et c'est constamment animé. Vous avez forcément vu des images de Shibuya dans des reportages sur le Japon. Son grand passage piéton, où toutes les trois minutes on assiste au ballet de centaines de gens qui se croisent sans jamais se toucher, est très prisé par les journalistes à la recherche de clichés sur le Japon ( c'est à dire en gros tous les journalistes...).
Donc voilà, Shibuya c'est bien pour se redonner de temps en temps des frissons tokyoïtes. Du genre "ouah le monde!!", ou encore "toutes ces enseignes, ça brille de partout!!". Mais franchement, je ne pense pas que c'est l'endroit auquel je vais penser instinctivement quand je chercherai vraiment quelque chose.
A Shibuya, il y a certes de tout, mais le problème c'est que tout y existe en de multiples exemplaires. Rien que pour les magasins d'électronique par exemple, chacune des trois enseignes principales du Japon y possède un centre commercial d'au moins cinq étages. Même chose pour les fringues, ou tout ce que vous pouvez imaginer d'autre. Donc au final, si on ne connait pas l'endroit par coeur, on finit toujours par chercher pendant des heures pour le moindre petit truc.
Je vous montrerai des photos de Shibuya une prochaine fois. Pour l'heure, je vais vous montrer des photos de l'endroit où je suis allé aujourd'hui : Shimokitazawa. Comme vous pouvez le voir sur le plan, c'est toujours à deux stations de "Todai-mae", mais cette fois-ci dans l'autre sens ( tout à gauche sur le plan).
J'y suis allé à pied, en longeant la ligne Inokashira... ça prend environ vingt minutes.
A Shimokitazawa aussi il y a tout ce qu'il faut, sauf que comme c'est plus petit que Shibuya on s'y retrouve beaucoup plus facilement.
J'ai profité de cette promenade pour m'acheter aussi quelques trucs que j'ai oubliés hier.
Et pour finir, je vous montre une belle image de Tokyo vue depuis ma chambre :
Sympa la vue, non?
Bonne journée à vous!
samedi 9 octobre 2010
Un petit tour sur le campus...
Aujourd'hui, j'ai profité de mon week end pour aller m'acheter plein de petits trucs utiles. Des cahiers, des crayons, une gomme, des cintres, du produit WC, du scotch... Bon d'accord, c'est vrai qu'en ce qui concerne le podomètre, j'en avais peut-être pas un besoin urgent... Mais bon, pour 100 yen franchement...
En passant, je suis allé faire un tour au Meiji-jingu, un très célèbre sanctuaire tokyoïte situé assez près de chez moi. J'ai pas pris mon appareil photo parce que je me suis dit que j'aurais sûrement l'occasion de le reprendre en photo des tonnes de fois. Dommage, parce qu'avec la petite brume et la bruine tombant sur les arbres, il y régnait une atmosphère vraiment mystique.
Tant pis, ça sera donc pour une prochaine fois. Pour combler cet oubli, je vous propose une série de photos prises sur le campus de Todai :
Il y a un grand étang juste au centre du campus. La faune que l'on peut y observer est principalement constituée de professeurs pensifs et d'étudiants en train de lire ou de manger leur bento...
Le bâtiment principal de mon master de politique publique. Dans un style légèrement pompidouesque avec ses tubes qui sortent du sol...
Comme dans Harry Potter, sur le campus de Todai il y a aussi un saule cogneur.
En passant, je suis allé faire un tour au Meiji-jingu, un très célèbre sanctuaire tokyoïte situé assez près de chez moi. J'ai pas pris mon appareil photo parce que je me suis dit que j'aurais sûrement l'occasion de le reprendre en photo des tonnes de fois. Dommage, parce qu'avec la petite brume et la bruine tombant sur les arbres, il y régnait une atmosphère vraiment mystique.
Tant pis, ça sera donc pour une prochaine fois. Pour combler cet oubli, je vous propose une série de photos prises sur le campus de Todai :
Il y a un grand étang juste au centre du campus. La faune que l'on peut y observer est principalement constituée de professeurs pensifs et d'étudiants en train de lire ou de manger leur bento...
Le bâtiment principal de mon master de politique publique. Dans un style légèrement pompidouesque avec ses tubes qui sortent du sol...
Comme dans Harry Potter, sur le campus de Todai il y a aussi un saule cogneur.
vendredi 8 octobre 2010
Qu'est-ce qu'on fait de l'Inde?
La shopping week touche à sa fin, et c’est bientôt l’heure des décisions. Qu’est-ce que je garde dans mon panier, qu’est-ce que je remets dans les rayons ?
Jeudi, vendredi, il y a bien sûr encore eu du nouveau.
Jeudi matin, un cours qui a l’air assez intéressant sur l’Inde contemporaine. Ca peut être utile de prendre ce cours, surtout si j’ai encore l’intention de passer les concours du ministère des affaires étrangères à mon retour en France. Il y a des concours spécifiques à l’Asie au quai d’Orsay, mais il ne faut pas oublier que l’Asie c’est très très grand… Donc pour des gens comme moi qui se spécialisent plutôt sur l’Asie extrême-orientale, l’Inde peut être un sujet sacrément casse-gueule. Je vais donc peut-être prendre ce cours mais je dois encore y réfléchir...
La prof est en tout cas hyper dynamique. Le cours a beau être en amphi, vers le milieu du cours elle a fait passer le micro au hasard dans l’amphi pour demander à plusieurs élèves quelle était leur image de l’Inde ( c’est assez rare au Japon ce genre d’interactivité dans le cours). Bien sûr, il a fallu que le micro me tombe dans les mains. J’ai voulu répondre un truc un peu plus recherché que « les vaches qui traversent la route », alors j’ai dit que l’Inde ça m’évoquait le système des castes, et une certaine inégalité sociale. Du coup, la prof m’a tout de suite pris pour le Français épris de liberté et d’égalité, venu faire la Révolution dans toute l’Asie…
Le jeudi après-midi, j’ai assisté à une conférence de quatre heures sur le Moyen-Orient. J’ai décidé assez rapidement que je n’allais pas garder ce cours sur ma shopping list, mais impossible de se barrer du cours avant la fin. Ca m’a complètement lessivé.
Le vendredi matin, pour changer de mon shopping intellectuel, je suis allé faire un tour dans le paradis du shopping réel à Tokyo : Ginza.
Ginza, c’est un peu comme le boulevard Haussmann à Paris. Mais que mes parents ne s’inquiètent pas, je n’y ai pas claqué un seul yen. D’ailleurs il suffit de voir les photos pour se rendre compte que j’ai peu de chance de vouloir y acheter quoi que ce soit…
Vendredi soir, j’ai trouvé un bon cours qui en plus va sûrement faire grande impression quand je vais transmettre à Sciences Po la liste des cours que je suis ici : étude comparée de la décentralisation en France et au Japon.
Non seulement c’est une bonne occasion de réviser un classique de mes études à Sciences Po, mais en plus ça me permet de voir comment les choses se passent au Japon. Ce qui est un peu ce que je suis censé être venu faire ici… et puis on sait jamais, au cas où je devenais vraiment bureaucrate…
Voilà voilà, je m’efforce de trouver des cours qui pourraient m’être utiles à l’avenir, mais c’est pas facile de se concocter un bon emploi du temps. Surtout que j’ai beau envoyer des mails à Sciences po pour savoir s’il y a des exigences particulières, pour l’instant c’est le silence le plus complet. Si j’ai bien compris, en gros je suis libre de faire un peu ce que je veux. .. ‘fin ça reste à vérifier quand même. Pourvu que j’obtienne une réponse.
Bonus : deux images de Todai.
Première image : l'auditorium Yasuda, qui est un peu le symbole de l'université.
Deuxième image : la tour "Tokyo Sky Tree", dont on a une superbe vue depuis Todai. Pas encore achevée, mais déjà la plus haute du Japon...
jeudi 7 octobre 2010
De Gaulle et Churchill dans mon panier...
Hier, j’ai trouvé deux articles très intéressants à ajouter à mon panier : un cours sur la diplomatie française et un cours sur la politique britannique.
Le cours sur la diplomatie française ne fait pas partie des cours qui sont proposés dans mon programme. Donc j’y vais simplement pour le plaisir… Il y a deux campus principaux à Todai : Hongo et Komaba. J’étudie à Hongo, mais ma résidence universitaire se trouve à Komaba. Donc je peux facilement aller assister en tant qu'auditeur libre à des cours qui sont donnés juste à côté de chez moi, sur le campus de Komaba.
En l’occurrence, hier matin il y avait ce cours sur la diplomatie française donné par un ancien diplomate japonais qui a beaucoup travaillé en relation avec la France. Il a fait une partie de ses études à l’ENA, a travaillé à l’ambassade japonaise de France, et a même eu l’occasion de servir d’interprète lors d’une rencontre entre Mitterrand et Nakasone ( le premier ministre japonais de l’époque).
C’est une amie japonaise, étudiante à Komaba et ancienne sciences-poiste, qui m’a informé de l’existence de ce cours. Ayant vaguement en tête l’idée de travailler dans le monde du Ferrero-Rocher ( comprendre : de travailler dans les ambassades ), c’est vraiment le genre de cours qu’il me faut. Comme dans le cours sur le droit français dont je vous ai parlé l’autre jour, le professeur va aussi se baser sur des textes en français (principalement des discours ou mémoires écrits par les présidents successifs), mais au moins il y a un plan de cours bien établi. Donc je suis à peu près sûr que l’on ne devrait pas passer tout le semestre à plancher sur le même texte. En plus, contrairement au cours sur le droit français, la plupart des élèves qui suivent ce cours ont pour spécialité la langue française. Dans le cours où on lit des textes juridiques en français, la plupart des élèves viennent de commencer le français, ou en ont fait il y a très longtemps pendant quelques mois. Peut-être un résidu de la mentalité kamikaze…
A la fin du cours, j’ai pu parler un peu avec le professeur de diplomatie française (en français bien sûr) :
-Vous êtes parisien ?
-Non, je viens de la Picardie.
-Ah, vous venez de la France profonde alors…
Deuxième cours à ajouter au panier : le cours sur la politique anglaise. Cette fois ci un cours donné à Hongo, donc bien inclus dans mon programme. Le prof, on dirait un peu Carlos avec des yeux bridés. C’est vrai que je suis plutôt venu au Japon pour étudier l’Asie, mais bon comme le cours avait pas l’air inintéressant je suis allé faire un tour. Au moins, il avait un titre qui voulait bien dire quelque chose et directement compréhensible, parce qu’en général c’est plutôt des trucs du genre « la structure de base du processus de décision au Japon comparé aux autres pays »…
C’est intéressant l’Angleterre parce que d’abord c’est juste à côté de la France ( sans blague ), mais que malgré tout j’ai jamais vraiment eu l’occasion d’étudier ce pays en détail… Pour comprendre le Japon contemporain, c’est aussi très utile de connaître un peu l’Angleterre. Après sa défaite durant la seconde guerre mondiale, le Japon a été occupé par les Etats-Unis qui ont voulu démocratiser le pays. A l’époque, les Américains avaient très bien compris que ça faisait un peu gros de juste copier/ coller leur modèle au Japon (bizarre qu’ils aient oublié ensuite). Ils ont donc cherché une sorte de modèle intermédiaire, qui soit plus acceptable pour les Japonais. Ce modèle dont ils se sont largement inspirés, c’est l’Angleterre. Si bien qu’aujourd’hui, le Japon ressemble fortement à une sorte de monarchie constitutionnelle (même s’il ne s’agit pas d’une Reine, mais d’un Empereur). Après je sais pas si c'est insularité qui cultive l'esprit de ne jamais faire comme tout le monde, mais l'Angleterre et le Japon partagent de nombreuses coutumes bizarres : la conduite à gauche, l'uniforme au collège et au lycée... Donc voilà, comme ça même depuis mon lointain archipel japonais, je garderai un oeil sur nos voisins d'Outre Manche.
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