samedi 4 juin 2011

Le mystère des pinces à linge.

Drôle de météo ces derniers temps. Un jour il pleut des trombes et il fait tellement froid qu'il faut ressortir les vêtements de novembre, et le lendemain il fait une chaleur estivale.

Premières victimes de ces caprices de la météo : mes pinces à linge.


Il faudra faire une étude sur l'effet des alternances chaud/ froid sur les pinces à linge, parce que c'est quand même un phénomène extraordinaire. Dès que j'appuie un tout petit peu, elles se cassent toutes comme des brins de paille.

Un ciel de Tokyo typique en cette saison... Fin d'une journée froide et pluvieuse et beau temps en perspective pour le lendemain. Bon courage les pinces à linge!

mercredi 1 juin 2011

Le mois sans pluie.

Sur le calendrier que j'ai accroché dans ma chambre, figurent les noms en japonais ancien de chaque mois. Pour dire janvier, février ou mars, en japonais contemporain on dit "mois 1", "mois 2", ou "mois 3", etc.
Très pratique et facile à apprendre certes, mais pas super poétique...

Avant les mois avaient des noms plus recherchés, en référence aux spécificités de chaque saison. En tournant ma page de calendrier ce matin, j'ai donc appris que "juin" se disait auparavant "Minadzuki"

水 mi : l'eau
無 na : sans
月 dzuki : le mois

Juin se disait donc en japonais ancien "le mois sans eau".

Une bonne petite blague, quand on sait que le mois de juin correspond pratiquement exactement à la saison des pluies. Mais j'imagine qu'il s'agit là d'une façon de conjurer le sort. En appelant le mois le plus pluvieux de l'année "mois sans eau", les Japonais cherchaient peut-être à montrer qu'ils ne se laissent pas démonter aussi facilement par une nature capricieuse.


Le "mois sans eau" pour désigner la saison des pluies, ça me fait penser à une autre histoire que m'a racontée Saki ( qui décidément m'aura appris des tas de choses sur la culture japonaise).

A l'été, les Japonais ont l'habitude d'accrocher ces petites clochettes chez eux :


Les "fuurin",(littéralement : les clochettes du vent).

N'allez pas penser que ces drôles d'objets sont là uniquement pour la déco, ils ont une fonction bien précise : celle de climatiseur.

Aujourd'hui la clim est présente partout au Japon, jusque dans les méandres du métro tokyoïte. Mais à une époque où il n'était pas possible de rafraîchir l'air artificiellement , pour supporter la chaleur de l'été les Japonais se rafraîchissaient mentalement.

La particularité de ces "fuurin", c'est de faire du boucan au moindre petit souffle de vent. Du coup, en entendant le bruit des clochettes sonner sous une chaleur insupportable, les Japonais pouvaient se dire " Tiens les clochettes sonnent. Donc il y a du vent. Donc il fait frais". Un peu comme de l'auto-suggestion, si vous voulez...

Cela fait bien longtemps que les Japonais ont abandonné les "fuurin" comme moyen de se rafraîchir mentalement, les gardant uniquement pour le folklore. Sauf qu'avec les pénuries d'électricité prévues pour cet été en raison de l'incident nucléaire de mars dernier, ils se pourrait bien que les Japonais aient à renoncer au confort de la clim, pour renouer avec les joies de la climatisation auto-suggérée...

mardi 24 mai 2011

Faculté de supermanologie.

"Center for Ultrafast Intense Laser Science". Je me demande bien quel genre de recherche ils peuvent effectuer là-dedans... Les nouveaux gadgets de James Bond peut-être?

dimanche 22 mai 2011

Sumida.


Petite échappée le long de la rivière Sumida pour se changer un peu les idées entre la remise du rapport de séjour et la recherche d'un stage...

Réponse à la question de la dernière fois. Les fleurs plantées tout au sommet du toit ont deux rôles :
-absorber l'eau de pluie, qui ruisselle facilement le long du toit mais peut couler à l'intérieur de la maison si il n y a rien pour l'arrêter à cet endroit.
-solidifier le toit grâce aux racines des plantes (si si).

Voilà, à la prochaine!

samedi 14 mai 2011

Le village gaulois.

Désolé pour ces mises à jour de plus en plus rares. J'ai pas trop le temps d'écrire dans le blog en ce moment avec mon rapport de séjour que je dois rendre pour sciences po, les cours et le stage...

Quelques images d'une visite que j'ai faite il y a un peu plus d'une semaine. Le "Minka-en", littéralement "jardin des maisons populaires". ( min : le peuple ; ka: la maison ; en : le jardin).

Le principe du minka-en, c'est de rassembler des maisons de différents endroits du Japon, qui sont toutes représentatives d'un style, d'une époque ou d'une région particulière.

 Les maisons ont été démontées pièce par pièce depuis leur lieu d'origine pour être reconstruites ici. Un vrai petit jeu de patience...
 Activités en tout genre pour voir à quoi les Japonais d'il y a deux cent ans passaient leur journée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que même à l'époque où il n y avait ni voiture, ni internet, ces gens là savaient s'occuper...
 Question : A votre avis, à quoi sert toute cette verdure plantée sur le toit?

 Chaque maison est visitable. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur toutes les petites trouvailles architecturales des gens de cette époque, ainsi que sur leur vie bien remplie.

 Cette maison était située à l'origine dans le nord du Japon, dans un endroit où la neige à l'hiver pouvait être redoutable. La fenêtre au niveau du toit est d'ailleurs conçue pour pouvoir aussi faire office de porte en cas de neiges trop importantes. En cas de neige, les gens se déplaçaient donc tout simplement du rez de chaussée vers l'étage et vaquaient à d'autres occupations. La nature et ses caprices n'était donc pas refoulée, mais complètement intégrée comme faisant entièrement partie de la vie. Ici encore, j'ai comme l'impression que nous avons quelques leçons à apprendre.

 A la sortie du parc, la tour "Maman" réalisée par le sculpteur Okamoto Taro.

Encore une photo un peu hors-sujet, mais je trouvais qu'il avait une bonne bouille alors je l'ai mis.

dimanche 8 mai 2011

Patrimoine universel.

Peu de temps après mon arrivée au Japon en Octobre de l'année dernière, je me suis embarqué pour un voyage dans le Nord du Japon. Ce voyage m'a entre autres conduit dans la ville de Hiraizumi.

Hiraizumi est située dans la préfecture de Iwate, l'une des plus durement touchées par le tsunami.

Je viens d'apprendre hier que le site de Hiraizumi avait été retenu par l'UNESCO pour être classé en tant que patrimoine mondial de l'humanité. La Kyoto du Nord, comme certains aiment l'appeler, deviendrait ainsi le 15ème site japonais a être classé en tant que patrimoine de l'humanité (ce qui est encore trop peu en comparaison à la trentaine de sites classés en France!).

Les mauvaises langues diront sûrement que le tsunami y a été pour quelque chose, mais on ne peut que se réjouir d'une telle nouvelle. Ca fait longtemps que Hiraizumi cherchait à devenir un site classé, il y a donc aussi dans cette décision la récompense pour de nombreuses années d'efforts. Grâce à ce classement à l'UNESCO, les visiteurs reviendront sans doute admirer la beauté d'une région qui, même pour les Japonais, n'évoque désormais plus que désolation et destruction.

Et pour finir, voici quelques images supplémentaires de mon voyage à Hiraizumi de l'année dernière:


 La gare de Hiraizumi ( autrefois une grande capitale régionale, aujourd'hui une petite ville de campagne paisible). Sur la pancarte à gauche est écrit "pour l'inscription de Hiraizumi au patrimoine mondial".





L'immense jardin du Môtsû-ji, l'un des temples les plus importants de Hiraizumi.
 Le jardin, datant de l'époque Heian, est considéré comme le mieux préservé de tout le Japon. Le petit ruisseau que vous pouvez voir ci-dessus est typique des jardins de cette époque.



Tout autour du lac artificiel, les rochers sont disposés de manière à représenter la côte escarpée de différents endroits du Japon.

Voilà, mes souvenirs de Hiraizumi ne sont plus très détaillés, mais j'espère que cette petite présentation incomplète vous aura donné envie d'aller y faire un tour. Dépêchez-vous, car même si l'inscription à l'UNESCO est une très bonne nouvelle, il ne sera sans doute bientôt plus possible d'admirer cette ville avec tout le calme et la sérénité qu'il se doit...

samedi 7 mai 2011

Okutama.

Camping à Okutama, charmant petit coin paumé à environ 60 kilomètres au Nord-Ouest de Tokyo.